ENCADRE 2 : Une réelle opposition
Parce qu'il affirme avoir « consacré tant d'années de ma jeunesse à lutter pour mon pays », Siméon Ekoga, ne veut pas que l'après Omar Bongo, ne transforme le Gabon en un théâtre de guerre.
Le RDPG n'est pas dans un affrontement frontal avec le pouvoir en place, dit-il en substance. Son opposition au président gabonais, certes brutale, n'est pas non plus une politique du tout ou rien. D'ailleurs, lui, l'opposant le dit assez nettement : « l'opposition telle que nous l'entendons, n'est pas cette opposition qui pendant longtemps a miné l'Afrique (…) l'opposition telle que nous l'entendons n'est pas celle qui incite à la violence et au chaos (…) le temps de l'opposition nihiliste et destructrice est désormais révolu en Afrique ».
Alors dans ce cas, qu'attend le RDPG du régime actuel ? La réponse fuse comme une évidence : « l'unique solution pour une alternance politique apaisée serait que Bongo de son vivant, présente son dauphin et organise une élection libre et transparente. Le peuple gabonais choisira en toute liberté, et sa succession se fera sans heurts ».
L'Afrique de demain a besoin d'une meilleure visibilité. En s'opposant à Bongo dans « l'intérêt du Gabon », Ekoga et le RDPG veulent une opposition « réaliste et constructive » . (Car, ils ne veulent pas envoyer Omar Bongo au paredon encore moins le brûler sur la place publique)
N'est-ce pas vraiment là, le minimum dans une démocratie ?
Copyright © NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique * n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale en français